Parfois tous les voyant sont verts sur le plans biologique et médicale et pourtant, ça ne fonctionne pas…. Aucun problème de fertilité en vue du côté des deux parents et pourtant, tu n’arrives pas à tomber enceinte… Tu as déjà été enceinte une ou plusieurs fois, mais pour celui-là, ça ne fonctionne pas…
« C’est dans la tête » dit le/la gynéco
« Pense à autre chose ! » dit ta mère
« Partez en vacances ! » dit la sage-femme…
Parfois ça marche, parfois pas du tout.
Oui, un bébé ça ne se fait pas avec le cerveau, ça se fait avec le corps. Le corps d’une femme et d’un homme qui sont tous les deux le fruit de leurs propres parents, des corps qui portent des blessures, des croyances, des mémoires et des loyautés transgénérationnelles.
Quand dans une lignée, une maternité ou un enfantement a été synonyme de souffrance (aussi bien physique qu’émotionnelle), le trauma s’inscrit dans la mémoire cellulaire et il se transmet.
En tant que femme il est important que tu prennes conscience que, si comme tout le monde tu portes surement des mémoires de tes ancêtres, tu porte surtout la mémoire utérine des femmes de ta lignée. Tu es passée par l’utérus de ta mère ET celui de ta grand-mère maternelle (Quand celle-ci était enceinte de ta mère, et que toi tu étais déjà un petit ovocyte dans les ovaires de ta mère !), tout ce qu’elles ont vécu et ressenti, c’est comme ci tu l’avais vécu et senti toi aussi. C’est ainsi que beaucoup de mémoires, traumas, peurs, croyances, souffrances et pathologies se transmettent dans les lignées de femmes.
Les pistes transgénérationnelles
Je te propose quelques pistes transgénérationnelles d’évènements qui peuvent t’influencer inconsciemment et être la cause de tes difficultés à concevoir un bébé.
- 1) Les mémoires de deuils périnatales
Par « enfant » j’entends tout être vivant à partir de l’embryon (même de quelques jours) qui serait décédé à un âge prématuré. On prend donc en compte les IMG*, les IVG*, les grossesses extra utérines, les fausses couches, les jumeaux perdus, les interruptions médicale de grossesse, les bébés mort-nés, les enfants décédés, mais aussi dans certains cas les adultes qui décèdes prématurément et avant leurs propres parents.
-> Ce genre d’évènement laisse une mémoire de mort prématurée, et de deuil souvent compliqué pour les parents, qui dit « si je tombe enceinte je peux perdre mon enfant à tout moment et souffrir ».
- *IMG : intérruption médicale de la grossesse, quand le corps médiacle suggère d’intérrompre la grossesse pour des raisons de viabilité du bébé.
- *IVG : intérruption volontaire de la grossesse, avortement.
- 2) Les mémoires de femmes « punies », ou lésée à cause de leur maternité
Certaines femmes ne vivent pas la grossesse comme un enchantement mais plus comme une contrainte. Parfois la grossesse n’est pas une volonté profonde de maternité mais plutôt une suite logique, voir imposée par la société. Jusqu’à une certaine époque, c’était même rarement un choix. Parfois une grossesse imprévue peut changer les plans de vie et de carrière une femme, qui peut se retrouver lésée par la suite.
->Ce genre d’évènement peut laisser une mémoire dans l’inconscient familiale qui dit « si je tombe enceinte je vais être lésée » ou « La maternité n’apporte que du négatif » et peut bloquer inconsciemment le processus de conception.
- 3) Les mémoires d’enfants abandonnés ou non-reconnus
Un de tes ancêtre (ou toi-même) a peut-être été abandonné par un de ses parents ou les deux, au sens propre ou figuré. Cela concerne les enfants placés à la DDASS à l’époque, les enfants placés à l’adoption, les enfants nés sous X, les enfants placés en famille d’accueil. Mais aussi les enfants dont un parent est décédé jeune, a souffert de fortes dépressions le rendant émotionnellement absent, a été interné, emprisonné… Bref toute absence de parent qui laisse un sentiment d’abandon, volontaire ou non.
->Ce genre d’événement laisse une mémoire de peur d’abandon pour les futurs enfants qui dit « les parents abandonnent leurs enfants alors je préfère ne pas vivre », et peut donc bloquer inconsciemment le processus de conception.
- 4) Les non-dits ou secrets autour de la maternité dans ta famille
Certains secrets sont volontaires, parfois par honte, comme dans le cas d’un avortement suite grossesse hors mariage, ou très jeune, ou issue d’un viol. Certains avortements font l’objet de secret pour le simple fait qu’ils étaient illégaux jusqu’en 1965. Parfois, il ne s’agit pas d’un secret, juste d’une info qui n’a pas été reconnu, comme pour les fausses couches passées sous silence car « ce n’est pas si grave, ce n’étaient pas vraiment bébé », à l’époque on ne portait que très peu d’importance aux fausses couches, on n’en parlait très peu, pour ne pas dire pas du tout. Il y a aussi les secrets autour des enfants placés à l’adoption, des enfants qui ignorent qu’ils ont été adoptés, des enfants élevés dans le secret par leur grand-parents car leur mère était trop jeune, des personnes qui ne savent pas qu’elles ont été conçus par don de sperme ou ovocyte.
->Ces secrets ou non-dits laisse un vide, et des « fantômes » dans l’inconscient qui peuvent bloquer inconsciemment le processus de conception.
- 5) Les mémoires de décès autour d’une naissance
Il n’est pas rare de voir dans certaines famille qu’une personne décède juste avant ou juste après la naissance d’un enfant. Les naissances peuvent donc être associée à la mort de certains proche, et empêcher la joie autour de l’arrivée d’un bébé. Il circule comme une idée qu’il n’y avait pas de place pour tout le monde.
->Ces mémoires véhiculent dans l’inconscient un message qui dit « si une naissance arrive, quelqu’un doit mourir » ou « si je tombe enceinte, quelqu’un va mourir » et peut bloquer le processus de conception.
- 6) es mémoires de grossesses « illégitime »
On va prendre en compte les femmes qui sont tombées enceinte dans des contextes « inadmissibles » par la société de leur époque. Une grossesse hors mariage qui a posé problème à l’époque, ou une grossesse issue d’un adultère (avec surement une filiation cachée du vrai père).
->Ce genre d’événement laisse une mémoire qui dit « je dois obligatoirement être mariée avant de tomber enceinte », et peut donc bloquer inconsciemment le processus de conception si tu n’es pas mariée (ça ne veut pas dire que tu dois absolument te marier).
- 7) Les liens, relations mère/fille et parentification, chaos familiale
Quand la relation à sa propre mère est toxique, une relation fusionnelle qui empêche la fille de devenir mère à son tour. Si tu as été parentifiée et a dû prendre le rôle de mère pour ton/tes frère et sœurs. Si tu as dû t’occuper d’un de tes parents comme si tu étais sa mère.
->Ce genre de relations, de rôle, ou de lien peut t’empêcher de trouver ta place et ton individualité, et donc ton rôle de mère. Si tu as été contrainte de prendre le rôle d’une mère pour quelqu’un qui n’était pas ton enfant, ton corps peut refuser de tomber enceinte comme pour dire « j’ai déjà assez donné ».
Cette liste est non-exhaustive et chaque exemple n’est pas la source catégorique de problème de conception, tu peux te reconnaitre dans certaines de ces situations et n’avoir aucun problème à tomber enceinte.
Honorer sans porter
La bonne nouvelle c’est que tu peux te libérer de ces schémas, ces croyances, ces mémoires et ces liens !
Tu peux honorer les femmes de ta lignée et leur histoire sans porter leur douleur.
Tu peux rester loyale aux femmes de ton clan, reconnaitre leur souffrance sans la porter pour elles.
La kinésiologie et la psychogénéalogie (analyse transgénérationnelle) ont de magnifiques outils qui permettent de mettre en lumière les traumas et les mémoires qui se transmettent d’une génération à l’autre pour s’en libérer tout en honorant sa lignée.





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